On me demandait encore hier, lors d’une sortie de groupe, pourquoi je ne suis pas sur Facebook. Bredouille, je laisse tomber, un peu pris au dépourvu, une ou deux raisons (argh, c’était le but en faisant le #ByeByeFacebook, je suis rouillé), sans vouloir partir une discussion lourde et remplie de préambules pas forcément convaincants pour les néophytes.

Suite à la panne de Facebook (datant d’il y a précisément une semaine), j’extraie un passage éloquent d’un billet d’Olivier Etzschied:

La privatisation totale, par une firme monopolistique, des infrastructures conversationnelles permettant quotidiennement à presque 3 milliards d’individus de se parler, de s’informer et d’en parler, est au mieux une aporie et plus vraisemblablement une menace pour toute forme de démocratie ou d’aspiration à fabriquer du commun.

Il y a tout plein de raisons, certaines sur le plan philosophique, d’autres sur le plan personnel (cyberdépendance, distractions, haine), mais la question politique me semble fédératrice et parler à tout le monde.