Un article de La Presse publié le 17 octobre 2021 rapporte les propos d’une sexologue et psychothérapeute (Sylvie Lavallée) qui se dit en faveur du partage de mots de passe pour les couples:

«Le partage des mots de passe est une façon de démontrer notre confiance, notre transparence, de nourrir l’intimité dans une relation riche et vaste, sans masque.»

—Sylvie Lavallée

Dans un tweet, Crypto.Québec dénonce catégoriquement cette mauvaise pratique. L’organisme ajoute (en rappel) que le partage de mots de passe (les mots de passe servant à prouver notre identité) est découragé «par tous», y compris le gouvernement fédéral.


Je tente une analogie pour exprimer l’importance de ne pas partager les mots de passe (même avec sa personne préférée): ce serait comme dire, en voiture, «je n’attacherai pas ma ceinture de sécurité lorsque tu conduis, parce que je te fais confiance». Ce n’est pas pour la «confiance» que l’on fait ça (d’ailleurs, chaque personne a son droit à la vie privée, même en vie commune), mais simplement pour que chacun veille à son intégrité personnelle.

L’article rapporte d’ailleurs un cas d’ex-coinjoint qui a pu retourner fouiller dans les comptes auxquels il avait accès. «Pour moi, c’est clair: je ne partagerai plus jamais mes mots de passe !» s’exclame la victime dans l’article.